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Archives de la Catégorie La beauté intérieure extérieure

Le défi du lundi : le corps de Mademoiselle K

Aujourd’hui, entre deux traductions, j’ai survolé HC et vu pas mal d’articles où les filles racontaient le rapport qu’elles entretenaient à leur corps. Souvent touchant. Après avoir démêlé le pourquoi du comment, je m’y suis arrêtée. Parce que j’ai toujours trouvé cette problématique particulièrement intéressante. Au delà de ma perception personnelle, je trouve fascinant que l’on parle du corps de l’on a alors que l’on est ce corps. Fascinant la faculté de se mettre à distance de ce qui est pourtant nous. Fascinant notre difficulté, souvent, à se l’approprier, à s’y reconnaître, à le faire sien.

Beaucoup ont parlé de leurs complexes, de ce qu’elles aimaient dans leur corps, de ce qu’elles aimaient moins.
Je suis assez mal à l’aise avec cette démarche de recensement car aucune des parties de mon corps que je pourrais mentionner  ne me permettrait d’exprimer le rapport que j’ai à mon corps. J’ai eu des complexes bien sûr, mais mes complexes physiques ne furent rien à côté de mes complexes intellectuels. Avec le temps, j’ai réussi à concevoir mon corps comme un tout, à apprivoiser ce que j’aimais le moins, à me concentrer sur ce que je préférais. A me consoler aussi en disant que si la pièce n’était pas bonne, peut-être ce qui en émanait était plus agréable.

Quand j’étais petite, mon corps n’était que ce qui me permettait de courir, de sauter, de faire du roller ou de monter dans les arbres. Je n’ai pas le souvenir d’avoir eu un corps sexué, ce qui est généralement le propre de l’enfance. J’ai été considérée, souvent, comme une personne et non comme une fille, ce qui, je pense, fut une chance. La puberté m’a rattrapée, mais j’ai continué à être considérée par mes amis-à-la-mort-à-la-vie, comme une personne, voire comme un pote, mais pas comme une fille.
Parallèlement, j’avais toujours des idées, des modèles et des envies de femmes très femmes. Très féminines. Très sensuelles. Très sexualisées.
Pendant longtemps, ma réflexion était la suivante : comment faire de mon corps de femme un corps de femme ? D’où la coquetterie, les heures passées à assortir mes habits, la recherche de la coiffure, les tentatives de maquillage, … Tout cela, pour moi, c’était une élucidation ludique de moi-même, une tentative de faire coïncider le moi intérieur avec le moi extérieur.
D’ailleurs, dans ce processus, ce n’est pas toujours l’esprit (pour la faire rapide) qui entend modeler le corps… juste une tentative de surmonter cette dualité.

Je rapprocherais ce rapport que j’entretiens à mon propre corps de mon intérêt pour le dandysme. Daniel Salvatore Schiffer a intitulé l’un des ses ouvrages que je brûlerais de lire Le Dandysme ou la création de soi où il explique que le soin que les dandies, fussent-ils Brummel, Wilde ou Baudelaire (pour ne citer que les plus connus), portent à leur allure correspond à “une métaphysique de la résistance à la laideur démocratique et au conformisme bourgeois, une tentative souvent pathétique de faire de soi une œuvre d’art à défaut d’en créer”.
Il faut danser sa vie, disait Nietzsche.
A défaut de réussir à danser ma vie (tout au plus se trémousse-t-elle un peu), j’essaie, bien vainement, de faire de mon corps, de mon allure, de ma mise, la manifestation de mon esprit, si tant est que j’en sois pourvue.

Inutile de vous dire, après la lecture de ce post pompeux, que j’ai un physique des plus assommants :)

Un seul mot : résistance !

Je n’ai jamais été frileuse.
Et je viens du grand Nôôôôôrrd (de la France).
Autrement dit, je ne craignais en rien l’hiver en Suisse. Je l’attendais d’un pied ferme. Sans faillir. Je n’ai pas eu à attendre longtemps : mi-octobre, il a commencé à neiger. Jusqu’à mars. Ce ne fut pas sans interruption bien sûr, mais ce fut quand même long. Très long. Et très froid.

Parce que la neige tombait par couches de 50 cm devant lesquelles mes docs ne pouvaient grand chose. Je glissais, j’avais les pieds perpétuellement mouillés, les joues fouettées par le vent, limite des stalactites au bout des sourcils. Hibernatus, c’était moi !
Au mois de janvier, j’étais au bord de l’hypothermie et de la crise de nerfs. Evidemment, j’ai bien tenté de me trouver quelque peau d’ours ou de puma pour me réchauffer. Mais conformément à la logique commerciale de la mode saisonnière, il n’y avait plus rien de plus chaud qu’un bikini, voire un gilet, dans les rayons.
Alors j’ai pris mon mal en patience en claquant des dents.

Mais dès le mois d’août suivant, je me suis mise en recherche, les orteils encore glacés au souvenir de la froideur subie. Et j’ai trouvé. J’ai trouvé le moyen de résister à la Sibérie helvétique !

Un manteau à plumes trouvé chez Benetton, avec capuche, fermeture super hermétique au col et aux poignets.
Des bottes Tamaris en peau de yak.
Un protège-oreilles en lapin-caniche.

Maintenant, j’ai plus froid.
Mais y’a plus de neige
(c’est bien ma veine) 

Lush ou de l’importance de l’idée que l’on se fait d’une marque

(ça, c’est du titre)

Hier, je suis allée chez Lush. Pour m’acheter quelque chose pour moi. Parce qu’autant je connais Lush depuis des années et y vais régulièrement pour des idées cadeaux, autant pour moi, j’ai rarement été tentée.
J’aimais bien les boules effervescentes, mais j’ai plus de baignoire (vous y croyez vous : on a trois appartements avec Monsieur L. et on est même pas foutu d’avoir une baignoire !). Les boules effervescentes et les shampooings solides. Enfin plutôt le shampooing solide Godiva.

Le shampooing solide, y’a rien de plus pratique quand on doit se laver les cheveux souvent et rapidement, et pas toujours chez soi. En plus, celui-là sent divinement bon. Bon hier, j’ai décidé que j’en avais marre de trimballer mes shampooings dans mon sac de sport et je suis partie m’acheter ma came. Je l’ai utilisée dès hier soir et j’avais cette odeur-nostalgie comme une aura autour de moi (quand je picolais ma bière post-escrime dans la taverne grecque du coin… taverne grecque qui s’appelle quand même Le Beaujolais nouveau, faut le voir pour le croire). ‘Fin bref, Godiva, c’est le bien.

Et là, je me suis demandé pourquoi, malgré tout l’amour que je portais à Godiva, je ne m’offrais pas de produits Lush. Pourquoi, en temps normal, cette maque, malgré tout le bien que j’en entends et que j’en pense, ne m’attirait pas. C’est une attitude un peu schizophrénique : je reconnais les qualités des produits (composition, efficacité, originalité, …), je ne leur trouve même pas de défauts notables. Mais rien y fait. J’accroche pas. Je pensais à ça en sirotant mon demi hier.

Et je crois que c’est une question d’image. Pour plutôt de perception de la marque, de soi et de l’adéquation entre soi et la marque.
Lush, pour moi, propose des produits écologiques et ludiques. Et ce n’est pas le concept que je recherche pour mes produits de soin (quand je vous disais que j’étais une fille coincée). Pour mes produits de soin (shampooing, gel de douche, …), je recherche… du soin. Et c’est donc tout naturellement que je vais me tourner vers le lieu où l’on propose des soins : pharmacie et parapharmacie. Du coup, je reste relativement hermétique aux produits dits de luxe distribués en parfumerie, car, dans ma perception, le côté glamour se trouve privilégié au détriment de l’aspect soin (mon banquier, pour une fois, bénit ma folie). Pourtant, quand j’ai utilisé les produits Estée Lauder notamment, j’en étais relativement satisfaite, mais, en terme d’images et, oserai-je, de concept, ça ne m’allait pas.

Dans le même ordre d’idée, pour le maquillage, je suis très MUFE et Mac. Aux autres marques, j’ai plus de mal à leur accorder du crédit.
Et, de façon encore plus inexplicable, j’ai aussi mes préférences en matière de marques de maquillage de grande distribution, lesquelles préférences tiennent non pas tant à la qualité des produits en question (enfin si… un peu quand même) qu’à l’image que je me fais de la marque. Ainsi, j’aime beaucoup Bourjois. Beaucoup moins L’Oréal. Et Gemey Maybelline, je trouve que ça fait cheap.

Quand l’on ajoute à cela que j’aime avoir une certaine unité dans les marques que j’utilise (en plus d’être coincée, je suis également psychorigide), l’on comprend que je n’ai qu’environ 5 à 6 marques pour mes produits de maquillage. Clairement, entre deux produits équivalents, je préférerai celui d’une de mes marques favorites, non pas seulement pour des raisons de confiance, mais aussi pour des raisons d’image (de la marque, de moi et de ma salle de bain).

Un jour, je vous parlerai de la manière dont je choisis mes parfums…
Commandez déjà la camisole.

Et dire que je voulais être une blogueuse beauté…

A la lecture de ce blog, il est permis de remettre en cause mon intention première.
A la lecture de cet article, il sera même toléré d’en rire.

Mais c’est vrai, quand j’ai commencé ce blog, même si un instinct de survie premier m’a fait l’enregistrer comme blog d’humeur ou Lifestyle selon les classifications en vigueur, je le voyais plus comme un blog beauté. Car c’est essentiellement ce que je lisais. Mais comme je ne me faisais déjà pas d’illusion sur mes dons en maquillage, et encore moins en manucure, je le concevais plutôt comme un de ces énièmes lieux d’avis sur la BB Crème Garnier ou je-ne-sais-quel- masque à l’odeur de guimauve.
Et puis la réalité m’a (heureusement) rattrapée.

D’ailleurs, hier, la réalité m’est carrément revenue dans le coin de la gueule, façon boomerang.
Au fil de mes pérégrinations sur la toile (où j’ai aussi bien ri en voyant ces post contre HB “C’est toujours les mêmes blogs qui font la une” – sous-entendu, jamais le mien – mais bon, c’est une autre histoire.), je suis tombée sur deux-trois VRAIS blogs beauté où les filles partageaient le contenu de leur trousse à maquillage, celle que l’on met normalement dans son sac. Mis à part que là, leur trousse quotidienne, c’est celle que je prends moi quand je vais passer quelques jours chez Monsieur L.

Parce qu’en vrai, ma trousse de maquillage, c’est ça

 

- un anti-cernes Bourjois que j’aimais beaucoup, mais qui ne se fait plus dans ma teinte. D’ailleurs, celui de la trousse en question n’est effectivement pas adapté à ma carnation, donc je ne l’utilise jamais.
- deux crayons “Khôl et Contour” de Bourjois, un marron, un noir.  Je les aime beaucoup : ils sont gras juste ce qu’il faut et ont une tenue correcte.
- un mascara “1001 Cils” que j’ai reçu en cadeau. C’est du marron, et je ne mets jamais de marron. Mais je me suis dit que, quand même, un jour, je pourrais en avoir besoin.
- une paire de lentilles de rechange. Je mets des lentilles 10 fois par an, mais ce serait quand même dommage que ces fois-là, j’en perde une et que je me retrouve aveugle d’un oeil.
- deux échantillons de parfum. Parce que moi, sans parfum, je ne sors pas.
- Hello Flawless de  Benefit, teinte Champagne. Une vraie découverte cette année ! Moi qui ne jurais que par le fond de teint liquide, je suis fan de cette petite boîte. En un seul geste, elle me fait une beauté unifiée et velouté. Un vrai bonheur. Mais un bonheur bientôt  à la fin de la boîte.
- Quand je n’ai pas le temps, après le sport, de me remaquiller correctement (ce qui est le cas 9 fois sur 10), je me contente d’utiliser l’Intruitiv Touch d’Une. Autant je n’utiliserais pas cette pseudo BB-Cream pour mon maquillage de la journée, et encore moins comme BB Cream pure (elle n’hydrate pas assez ma peau et le résultat, correct, ne tient pas des heures), autant pour m’assurer un teint correct et une peau pas totalement desséchée pendant les deux heures qui séparent généralement la fin de mon entraînement à ma douche du soir, elle est parfaite. Evidemment, je l’applique au doigt, car le pinceau fourni ne sert strictement à rien. D’ailleurs, je me demande pourquoi ils n’y ont pas plutôt joint une petite éponge, qui aurait été bien plus pratique.
- Et puis un peu  de blush Bourjois, sinon, j’ai l’air totalement cadavérique.

Voilà ma trousse… avec ses 10 produits à tout casser… dont seulement trois dont je me sers vraiment.

Rien qu’à cette vue, on comprend que j’ai loupé ma vocation de blogueuse beauté…

Catrice Cosmetics – 070 Caught on the red Carpet

- Mais dites-moi Maryse, vous avez changé la couleur de vos ongles. Est-ce possible ou est-moi qui ai la berlue ?
- Rassurez-vous, Pierre, vous allez parfaitement bien. J’ai en effet changé de vernis.
- Mais est-ce possible Maryse ? Je pensais que vous alliez être enterrée avec vos ongles marrons pailletés !
- Que nenni Pierre, il existe un liquide magique appelé dissolvant qui permet d’enlever un vieux vernis pour en mettre un nouveau.
- Ce monde est tout bonnement magnifique.
- Je ne vous le fais pas dire Pierre.
- Et quel est ce vernis exquis que vous portez aujourd’hui et qui fait de vos ongles de délicats pétales de rose rouge sur vos mains blanches comme neige ?
- Vous êtes un poète Pierre. Pour vous répondre, il s’agit d’un vernis Ultimate Mail Lacquer de la gamme Catrice Cosmectics, couleur 070 Caught on the red Carpet. La couleur est belle, mais je crains que la tenue ne soit des plus efficaces.
- Qu’importe Maryse, je ne me lasse de voir ces gouttes de sang perler au bout de vos doigts. C’est mon coeur qui saigne.
- Arrêtez Pierre, vous allez me faire rougir…

(et Pierre et Maryse se roulèrent une pelle enflammée…)

Je suis une fille aux cheveux courts

J’ai eu les cheveux longs, assez longs… pendant longtemps.
J’étais très douée en chignon, nattes et plantage subtil de crayons pour faire tenir le tout.

Et puis, j’ai eu les cheveux plus courts. Un carré plongeant. Seul choix possible : brushing ou pas brushing.
Compte tenu de ma flemme légendaire, ce fut souvent sans brushing.

Et puis, il y a deux mois, j’en ai eu marre de cette coiffure qui ne ressemblait à rien. Un jour sur deux. Le jour où mes cheveux avaient décidé d’avoir du volume, ça allait. Mais celui où ils n’étaient pas décidés…
J’en avais marre de faire des séchages à la va-vite après le sport, parfois jusqu’à deux fois par jour. J’en avais d’ailleurs également marre que pendant ledit sport, ma chevelure se prenne pour une pieuvre ruisselante.

Bref, j’avais envie de couper.

Mais vieux relent de cliché sur la féminité, j’avais peur de ressembler à Josiane Balasko période Gazon maudit si je coupais tout. J’avais peur qu’une coupe à la garçonne fasse garçon tout court. D’autant plus ridicule que mon corps n’a rien de celui d’un garçon et que je n’aurais pu tromper personne.

Poussée par Monsieur L. qui en avait marre de m’entendre geindre quasi tout les jours, j’ai pris rendez-vous chez le coiffeur. Je suis arrivée avec force photos, malgré tout convaincue que la coupe ne faisait pas la femme. Il a tout coupé et… j’ai été ravie.
Je me sentais légère.
Enfin.

Depuis, je ne regrette pas.
Le coiffage, quand coiffage il y a, me prend environ 1 mn 25. Je peux prendre des douches autant que je veux en sortant du sport, mes cheveux sont secs en 10 mn maxi.
Et surtout, surtout, je me sens toujours impeccablement coiffée.
Et donc je me sens plus sûre de moi. Je suis de toute façon obligée puisque je ne peux plus me cacher derrière une frange ou d’autres bouclettes.

Bon, j’avoue quand même que quand j’y suis retournée samedi, mon coiffeur a un peu forcé sur le ciseau et m’a fait la coupe de Jean Seberg. Ce qui est en soi très beau. Sauf que moi, j’ai plutôt le gabarit de la femme qui aurait mangé Jean Seberg. Et qui l’aurait scalpée pour lui piquer sa coiffure.

Qu’importe, au moins, l’on y réfléchira à deux fois avant de me chercher…

L’aberration morphologique des tailles basses

Normalement, je porte toujours des robes… ou des jupes… ou des tuniques. Et là, je voulais un jeans. Un slim même. Noir.
Mais je voulais pas le payer cher. Rapport qu’au fait que je porte toujours des robes, des jupes ou des tuniques, j’étais pas bien sûre de porter souvent ce truc à jambes. Ou plutôt dans lequel mes jambes seraient engoncées. Surtout qu’il s’agissait d’un slim.

J’arrive un peu après la guerre. Les slims, j’aimais pas ça. J’en pouvais plus de voir, il y a quelques années, ces jeunes filles toutes sur le même modèle : ballerines, slim, tee-shirt à large encolure et sac Longchamp. Et quand les mecs s’y sont mis, ce fut pire que tout. Ces échalas moulés dans leur fuseau (le fuseau ou l’apothéose de la mode des 80′s) étaient très loin de l’image que je me faisais de la virilité. J’aimais pas les slims. Et en plus, c’était pas un modèle qui m’allait. Un slim en 42, ça fait pas sérieux. Ca fait surtout rarement beau. En tout cas, sur moi, c’était laid.

Et puis là, je me suis dit qu’avec quelques kilos en moins et surtout le froid helvétique, un slim porté avec des bottes, ça pourrait aller. Pourquoi pas. Essayons. Soyons fous.
Et c’est ainsi que ma quête du slim a commencé.
Et c’est aussi ainsi que je me suis rappelé pourquoi je détestais les essayages de pantalons, et de jeans en particulier.

La malédiction des tailles basses.

Les tailles basses, c’est juste une aberration morphologique.
Je sais pas si j’ai les fesses trop hautes, trop charnues ou tout simplement mal foutues, mais le taille basse, il coupe toujours mes fesses en deux. Toujours. Trop petit. Trop grand. Toujours la fesse coupée en deux. Genre moitié dehors-moitié dedans. Genre j’avais pas assez de tissu pour finir mon pantalon. Genre moche tout simplement.
On est debout : on a l’impression que l’on va perdre son pantalon. On est assis : l’on a perdu son pantalon.
Le haut doit être suffisamment court pour ne pas faire hippie sur le retour qui est fan de superposition. Mais suffisamment long pour ne pas faire chaudasse en rut une fois que l’on s’assoit.
Parce que rien de plus moche que le string / le tanga / la culotte / le boxer (aucune des mentions n’est à barrer) qui dépasse du pantalon. Voire qui remplace le pantalon une fois assis.

Et, dans la famille des jeans slim, la branche taille basse est certainement la plus répandue. Pepe Jeans, Cimarron, Replay. Tous taille basse. C’est normal : la taille haute, c’est pour les vieilles qui ont du bide (ou des fesses mal foutues / ou qui ne veulent pas montrer leur gaine) alors que le slim, c’est pour les jeunes (sans hanche / avec des mignons petits strings desquels tout le monde peut profiter).
Alors le slim taille haute, c’est l’oxymore du pantalon.

D’accord, je suis de mauvaise foi. Parce que j’en ai trouvé un, de slim taille haute (enfin de waist regular). Noir. Pas cher. Chez H&M.
Mais en longueur 32.
Et là, je me dis qu’en plus d’avoir des fesses bizarres, je suis aussi courte sur pattes.
Ou pas.

 

Ce que m’a dit ma dermato…

Je disais donc que ma dermato m’avait conseillé des produits, qu’elle avait vu juste (ce qui est quand même appréciable) et que depuis je suivais ses conseils à la lettre.
Le pratique, c’est que cet article sera normalement le seul et l’unique sur le sujet vu que ma « routine » en est vraiment une. En même temps, ça va pas faire les affaires de ce blog, cette constance là (quand je disais que c’était mal barré…).

 Le matin

- Brumisateur

N’importe lequel, mais ça m’amuse et me réveille en douceur.

- Eucerin, Crème Visage 5% d’urée

L‘urée, c’est pas sexy. Mais cette crème est parfaite. Réellement hydratante, tout en étant très légère. Ma peau pourtant très réactive la supporte sans souci. Et last but not least, très bonne base pour le maquillage.

Le soir

- Huile Démaquillante Ünt (la rose ou la verte, qu’importe)

La dermato m’avait conseillé de l’eau micellaire pour être honnête, mais j’avais déjà succombée à l’huile démaquillante et impossible d’abandonner. J’adore mettre ce truc tout gras sur le visage, voir n’importe quel maquillage (même mon mascara waterproof quotidien) se transformer en une sorte de truc visqueux et  bizarre pour enfin disparaître avec un peu d’eau.

- Rinçage au Gel Nettoyant Surgras d’Avène, rescapé de ma période layering. Je l’utilise uniquement parce qu’il y a eu de l’huile démaquillante avant… mais juste devrais peut-être essayer sans.

- Un petit coup de brumisateur (paraît que le calcaire, c’est le mal….)

- Et la crème de nuit
Eucerin, Modelliance. Normalement, c’est une crème de jour, mais comme c’est également un anti-âge, donc plus nourrissant, je l’utilise en crème de nuit. Et quand les conditions climatiques se font plus dures (on peut vraiment se les peler ici en Suisse), je passe à une crème plus grasse, la Hydranorme de la Roche-Posay. Si Modelliance est encore relativement fluide, la Hydranorme est très compacte et un peu collante à l’application…

Et puis, pour compléter, quand j’y pense, je fais un gommage Avène. Et un peu plus souvent, un masque, soit à la Cold Creme d’Avène, soit avec le masque réparateur d’… (suspens…) Avène.

A noter que l’huile de douche Eucerin est une petite tuerie aussi…

Voilà, ça au moins, c’est fait.

Sauver sa peau…

Il y a un truc qui m’impressionne toujours sur les blogs dits beauté, c’est le nombre de produits que les filles se mettent sur la figure… enfin, plutôt le nombre de fois dont elles changent de « routine beauté » comme elles disent.

Personnellement, je suis tellement soucieuse de ma peau que depuis que j’ai trouvé des produits qui me plaisent, je n’en change pas.
Trop peur de voir disparaître le relatif équilibre que j’ai réussi à atteindre, enfin.

J’ai pas une peau dont je pourrais réellement me plaindre. Globalement sèche, assez fine. Elle m’a fait parfois quelques frayeurs avec des dartres qui envahissaient mon menton et mes paupières. Et quelques boutons. Quasi en permanence. Ou tout au moins, j’en avais l’impression. Pas de grosse catastrophe donc, mais pourtant la plus importante de mes inquiétudes « physiques », quasi un complexe.
Parce que j’ai toujours pensé que la beauté de la peau était en somme la clé de la beauté tout court. Une fille peut avoir des yeux magnifiques, si elle a une peau totalement flinguée… Et inversement, une fille peut être somme toute banale, mais si elle a un teint vraiment lumineux…

Ca a commencé à vraiment me préoccuper (on a les préoccupations que l’on peut) vers la vingtaine. Avant, ça passait, c’était l’adolescence. En plus, je n’avais pas d’appareil dentaire, alors je pouvais bien supporter deux trois boutons. Mais, après… Le temps des appareils dentaires étant révolu pour les autres, celui des boutons devait l’être pour moi. Mais en fait, pas. Ou pas vraiment.
Toujours rien de grave, mais rien de net non plus. Une peau toujours un peu trop sèche, toujours avec un ou deux boutons. Un teint pas net. Mais rien de dramatique pouvant justifier l’inconfort qui était le mien face à ma propre peau. Mais inconfort quand même.

Et puis un jour, à 27 ans quand même, j’ai décidé d’aller voir une très bonne dermato à Paris, prenant pour prétexte l’eczéma, le psoriasis ou la dermatite qui, de temps en temps, affectait mon cuir chevelu. En fait, je voulais qu’elle me parle de mon visage. Déjà, elle m’a dit que j’avais une très belle peau. Certes un peu sèche, mais peu marquée. Bien plus jeune que mon âge réel. Fine et lumineuse. Quelques mots qui m’ont immédiatement apaisée, voire réconciliée avec ma peau.
Elle m’a expliqué que les quelques boutons que j’avais occasionnellement étaient des boutons de contact. Qu’il fallait juste que j’évite de mettre en contact mes mains et mon visage. Là encore, apaisement : ce n’était pas ma peau qui me jouait un sale tour.

L’on a ensuite pris le temps de discuter de ma « routine beauté ». A cette époque, j’appliquais avec dévotion le concept du layering, espérant avoir ainsi trouvé le saint-Graal. Savon, brumisateur, sérum, contour des yeux et crème (Avène), matin et soir. La dermato n’a pas poussé de hauts cris, mais m’a juste dit que si je simplifiais en utilisant des produits un peu plus riches, ma peau s’en porterait mieux, et moi aussi.
Elle m’a dit que le sérum, mis à part cas très particuliers, ce n’était pas vraiment utile, même si ça ne faisait pas de mal. Que le savon le matin, quand on est a priori à peu près propre, ce n’était pas utile. Que le contour des yeux, c’était surtout marketing et que je pouvais très bien mettre ma crème de jour, tant que celle-ci est adaptée à ma peau. Qu’il ne fallait pas hésiter à se remettre de la crème hydratante en plein milieu de l’après-midi si ça tirait un peu.

Des conseils simples auxquels maintenant je me fie. Avec des produits qu’elle m’a conseillés et que je ne changerais maintenant pour rien au monde. Surtout pas pour des nouveautés improbables arrivant tous les quatre matins.

C’était en avril. Depuis, ma peau est moins sèche, moins sensible. Les boutons sont moins fréquents. Et surtout, je m’occupe de ma peau avec beaucoup plus de sérénité.

Je suis sale mais je me maquille

Que ce soit en France ou en Suisse, il y a un comportement qui m’a toujours sidérée : les filles ultra pomponnées, ultra maquillées, ultra apprêtées, ultra lookées mais… sales.

Dans les salles de sport que j’ai fréquentées, j’ai toujours trouvé des spécimens du genre : la nana, généralement jeune, portant une tenue qui laisse voir son ventre ou qui souligne ses fesses ou les deux, arrive dans les vestiaires toute transpirante. Jusque là, rien de spécial à signaler. Elle se désappe. Et remet ses fringues direct. Parfois avec du déo pour faire bonne mesure.
Après, tant qu’à faire, elle refait son brushing et rajoute une couche de fond de teint, remet du blush et un dernier coup de mascara. Et se regarde avec satisfaction dans le miroir.

Ca me sidère complètement. Déjà parce que le meilleur moment d’après le sport, c’est justement la douche. Et ça doit d’ailleurs être le moment que doivent également préférer ceux que je croise ensuite dans les transports en commun.
Ensuite parce qu’être propre, c’est la base. Et être maquillée, c’est du superflu. Et faire passer le superflu avant la base, ça me semble tout simplement hallucinant. Autant mettre de la crème hydratante sur une jambe de bois vermoulue.

C’est là qu’on se dit que finalement, Versailles n’est pas si loin…

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