Sur l’une des pistes de l’aéroport de Nice, j’ai vu le coucou d’Obama. Ouais, j’ai vu Air Force One.
La classe.
Depuis mon siège easyjet.
Moins la classe.
C’est mon triste sort, et ma chance : la liaison Bâle-Nice assurée par easyjet… pour 50 euros aller/retour si l’on s’y prend en avance.
Le concept d’easyjet, je ne le présente pas.
Mais y’a toujours un truc qui m’épate : les files d’attente pour entrer dans l’appareil.
Soit on est un peu richou et/ou l’on veut choisir sa place : l’on investit dans une place speedy bording.
Soit, comme moi, l’on s’en cale.
Pour le commun des mortels non speedybordingés, y’a pas de places réservées.Et là, c’est le début de l’aventure. Parce que tout le monde il veut rentrer en premier dans le coucou. Des fois que le coucou en question décollerait avant que tout le monde soit à bord. Des fois qu’il y aurait des sièges piégés pour les derniers arrivés. Des fois qu’il y aurait un prix pour les premiers arrivés. Ou des coups de bâtons pour les derniers. Des fois qu’il y aurait des promo du gens “10 heures de file effectués, 1 heure gratuite”. Des fois…
Bref.
Dès qu’il y a la possibilité de faire la queue, l’easyjetien fait la queue. Même si l’avion ne décollera qu’une heure plus tard. Et encore.
Moi, je reste assise en matant mes magazines intellectuels. Et je ne me lève que quand il n’y a plus que 5 glandus qui attendent avec leur passeport. Et le pire, c’est qu’alors, l’on me regarde, ainsi que les quelques chez moi qui préfèrent attendre assis que debout, comme si j’étais une dangereuse inconsciente qui allait louper le décollage.
Faudrait que je méfie, peut-être que la prochaine fois, je devrais effectivement m’agripper à une aile avec ma valise pour gagner Nice…
Mon incompréhension devant ce phénomène n’a d’égal que ma même incompréhension devant les gens qui attendent 10 minutes dans le couloir d’un wagon quand le train arrive dans sa gare terminus.
